Apocalypse zombie à Singapour


La zombie mania cartonne en Asie. Le 25 octobre 2014 aura lieu un événement exceptionnel qui ravira les fans de morts vivants au West Coast Park de Singapour. Courrez pour vos vies (Run for your lives) est une course-aventure née aux états-unis (l'autre endroit du monde le plus déjanté après l'Asie). 

Le principe est simple : plutôt que de faire votre jogging quotidien, on vous lâche une horde de zombis affamés aux fesses histoire de vous motiver. Une occasion unique de vivre ou s’entraîner à la survie dans une apocalypse zombie. 

Sur un parcours de cinq kilomètres, les sportifs-victimes doivent traverser une série d'obstacles, y compris des filets, des coulées de boue et des labyrinthes étroits. De quoi garder la forme tout en boostant son adrénaline.

Je vous laisse avec une vidéo promotionnelle de l'événement. Ceux d'entre vous qui prévoient de visiter Singapour en Octobre et qui aiment l'idée de courir pour sauver sa vie et ressentir des sensations fortes peuvent s'inscrire : c'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se faire dévorer par des zombis! Enjoy!

La vidéo présente l’événement aux états-unis mais donne un bon aperçu de ce qu'il vous attend! 

Ching Shih, alias Madame Tsching, la plus terrible pirate chinoise de l'histoire


Certains personnages historiques ont eu une vie digne des plus grandes légendes, et qui de mieux que la plus grande femme pirate chinoise ayant sévit dans la Mer de Chine pour illustrer ces grande figures : Ching Shih connue aussi sous le nom de Madame Tsching. Cette pirate fut sans doute une des femmes asiatiques plus redoutées de l'histoire, semant la terreur à travers les océans. Ses aventures en font une des figures les plus sombres et les plus envoûtantes de la piraterie en Asie.

Ching Shih (1784 -1844), apparaît d'abord dans les récits sous les traits d'une belle prostituée cantonaise du nom de Shih Yang. Elle se marie en 1801 avec Cheng I, qui commande une flotte de pirates et combat du côté des rebelles Tay-son pendant la rébellion vietnamienne. Ils adoptent un fils, Chang Poa. Avant de mourir de la gale en 1807, Cheng I parvient à réunir une coalition de 400 navires et 70 000 pirates.

Maître dans l'art de la manipulation, Ching Shih, alors également nommée Cheng I Sao (littéralement, la femme de Cheng I), parvient par des manœuvres politiques à prendre la tête de la flotte. Quelque temps plus tard, elle commence une liaison avec son fils adoptif, qu'elle avait déjà promu au rang de lieutenant, et se marie avec lui, renforçant son pouvoir sur la flotte. Une méthode douteuse mais les mœurs de la piraterie de l'époque ne s'encombraient pas de ce genre de considérations morales.

Elle développe un ensemble de lois strictement appliquées. Les ordres sont donnés exclusivement par les dirigeants de la flotte. Désobéir à un ordre est alors considéré comme une offense capitale. Si un village aide régulièrement les pirates, c'est également une offense capitale de le piller. Celui qui vole dans le butin ou viole les prisonnières est condamné à mort. Si un de ses pirates a des relations sexuelles avec une prisonnière consentante, il est condamné à la décapitation, et la prisonnière est jetée à la mer, des poids accrochés aux pieds. Si un pirate déserte et qu'il est repris, on lui coupe une oreille et on le montre au reste de l'équipage, pour l'exemple. Des lois dures et impitoyables mais qui fonctionnent bien dans des équipages cruels et sans foi ni loi.

La flotte de Ching Shih commet divers actes de piraterie, allant du simple pillage de navires marchands au sac de villages le long des rivières. Le gouvernement tente de mettre un terme à ces activités en lançant une série de batailles en janvier 1808 sans succès. Les pirates en profitent même pour capturer leurs navires et renforcer leur flotte. La flotte royale est tellement amputée que le gouvernement doit acheter des bateaux de pêche pour combler les vides. La véritable menace contre le pouvoir croissant de Ching Shih vient en fait des autres pirates : O-po-tae, un rival (considéré parfois comme le second plus grand pirate asiatique), force sa flotte à battre en retraite. O-po-tae, inquiété par la revanche que Ching Shih pourrait vouloir prendre, demande au gouvernement une amnistie, et l'obtient, pour ses hommes et lui-même. Le gouvernement peut ainsi consacrer tous ses moyens à la destruction de la flotte de Ching Shih, et celle-ci demande et obtient une amnistie en 1810.

Chang Poa passe le reste de sa vie à un poste confortable dans le gouvernement. Ching Shih dirige un bordel et un cercle de jeux à Guangzhou, avant de mourir en 1844. La terrible pirate était revenue à ses premiers amours ou du moins ses premières activités.

Un jeu de société (Madame Ching chez Hurrican) et une série de bande dessinée (Shi Xiu, Reine des pirates chez les éditions Fei) ont été adaptés de l'histoire de cette pirate de légende qui fit trembler les navires de la mer de Chine.

Un film italien (mais que font les chinois?!) a été tourné sur ce thème en 2004 « En chantant derrière les paravents » : Dans une maison close chinoise, un vieux capitaine raconte l'histoire de la célèbre pirate Ching Shih, veuve du capitaine Ching. Réalisé par Ermanno Olmi avec Bud Spencer et Jun Ichikawa, une actrice japonaise (!), c'est la revanche du film Mémoire d'une Geisha (qui date de la même année) qui n'était qu'avec des actrices chinoises.

La poupée possédée de Singapour


Singapour est un endroit plutôt calme en général, mais c'est un endroit aussi où le surnaturel est très présent. Un fait divers terrorise depuis quelques temps les habitants. Tout a commencé lorsque quelqu'un a découvert une effrayante poupée abandonnée dans une rue très fréquentée. 

La poupée a été trouvée vêtue d'une robe de dentelle teinté très miteuse, avec un visage tout aussi sale et les yeux bandés. Sur le tissu recouvrant ses yeux avait été écrit en arabe  «au nom d'Allah». La tradition mystique veut que le bandeau maintienne le diable à l'intérieur de la poupée ; si vous enlevez le bandeau, vous invoquez la malédiction et la poupée va vous suivre jusqu'à la maison. 

La personne ayant récupéré la poupée s'est aperçue qu'elle était possédée parlait en malais avec la voix d'une femme adulte, et qu'elle tournait parfois la tête. Les experts en magie noire de Singapour confirment que la poupée est maléfique. Elle a disparue mystérieusement mais des témoins disent l'avoir vue près du corps d'un suicidé. Depuis des messages et photos l'annoncent un peu partout et notamment près de leiux de meurtres, suicides et autres accidents...le mystère reste entier.

L'Asie mystérieuse dans l'univers de Conan le Barbare


L'Asie inspire depuis longtemps les écrivains occidentaux, et notamment américains, spécialisés dans littérature fantastique. Un des âges d'or fut sans doute les années 20-30 où la Chine et le Japon inspirèrent des contrées étranges à des auteurs comme Sax Rohmer ou encore Lovecraft. 

Un des auteurs les plus marqué par les mystères de l'Orient fut sans doute l'écrivain Robert E.Howard, père de l'heroic fantasy et du personnage mondialement connu de Conan.

Dans l'univers de Conan le Barbare, la Khitaï est la transposition de la Chine. C'est une civilisation ancienne et magique qui se situe à l'Est de l'Hyrkanie à l'extrême orient du monde. Son peuple à la peau jaune et les cheveux noirs.

La Khitaï est couverte d'une jungle hantée de pleine de connaissances interdites. C'est dans cette contrée que l'on trouve le lotus gris, qui pousse dans le terrible marais des morts, et que beaucoup convoitent...bien que la plupart de ceux qui s'y rendent se fassent dévorer par les goules et autres morts-vivants qui y résident.
La capitale de la Khitaï est Paikang, cette grande cité composée de minarets pourpres échange du jade, de la soie brute et des tapis. Deux autres grandes cités dominent Shu-Chen et Chen Ruo. 

La Khitaï est protégée par une grande muraille (Robert E.Howard s'est clairement inspiré de la muraille de Chine). Nombre de ses habitants vivent au sein de temples remplis de carillons dorés qui produisent des notes riches et vibrantes. Certains sorciers khitans se rendent jusqu'en Stygie pour apprendre auprès de magiciens stygiens. La culture de la Khitaï se rapproche beaucoup de la Chine médiévale, sous le règne d'un Dieu-Empereur mystérieux. 

L'Hyrkanie et ses terribles nomades hyrkaniens sont les futurs Tatars, Huns et Mongols de l'Asie d'aujourd'hui. Les hyrkaniens sont de redoutables combattants et des esclavagistes redoutés. Ils vénèrent Erlik, le Seigneur du Trône noir et dieu de la mort.

Le Ghulistan, peuplé des terribles tribus barbares himéliennes, notamment les Afghuls, est bien sûr l'Afghanistan d'aujourd'hui. C'est dans cette contrée reculée que se trouve la forteresse des prophètes noirs du Yimsha. Ces populations vivent en petites tribus qui s'affrontent mais se regroupe parfois pour menacer la Vendhya.

Autre grande culture asiatique développée, l'Inde qui est nommée Vendhya et qui est dominée par une caste guerrière, les Kshatriya. Les personnages de Bhunda Cgand et sa soeur, la Devi Yasmina, qui apparaissent dans la nouvelle "Le Peuple du Cercle noir", sont les dirigeants de cette nation qui vénère Asura. Il s'agit d'une des sociétés les plus avancées de l'univers de Conan.

Si l'écrivain américain n'a que peu écrit sur certaines de ces contrées du monde de Conan, il a su tirer partie de tous les classiques de la culture fantastique et de l'histoire asiatique, pour recréer et transposer une civilisation d'héroic-fantaisy fascinante. Je vous invite d'ailleurs à relire ce classique de la littérature. Un jeu de rôle et un jeu vidéo développent en particulier la contrée de la Khitaï dans l'univers de Conan le Barbare. Le personnage du magicien Mako (en photo) dans le film avec Arnold Schwarzenegger est typique de ce genre d'individu aux pouvoirs mystiques que l'on peut croiser dans l'étrange orient.

Les estampes gothiques japonaises

Quand vous pensez aux estampes japonaises traditionnelles (l'ukiyo-e en japonai), vous pensez sans doute aux beaux paysages de Hokusai dans ses Trente-six vues du mont Fuji, ou les gravures stylisées de belles courtisanes en costume traditionnel japonais. Mais il y a aussi de nombreuses pièces d'art japonais et d'ukiyo-e datant d'Edo à l'ère Meiji  entre 1603 et 1912) qui représentent un côté plus mythique et macabre du Japon.

Ce qui suit est une collection de pièces qui contiennent toutes des crânes ou des squelettes , beaucoup d'entre elles sont réalisées par des artistes renommés et célèbres de l'époque.

Utagawa Kuniyoshi

Takiyasha la sorcière blanche et le Spectre squelette

Kuniyoshi était renommé pour ses peintures de scènes historiques et mythiques , et cette pièce combine les deux à la fois. Datant de 1845 , cette peinture célèbre de l'un des maîtres de l'estampe japonaise représente un démon squelette convoqué par la princesse Takiyasha. Après la mort de son père, Taira no Masakado , la princesse Takiyasha continua à vivre dans le palais en ruine de Soma , et la légende veut qu'elle y pratiqua de la sorcellerie.



Katsushika Hokusai

Kohada Koheiji

Koheiji était un acteur de kabuki qui est apparu dans des productions kabuki d'histoires de fantômes ainqi que dans des romans. Il a été tué par l'homme avec qui sa femme avait une liaison, et cette image montre le regardant par-dessus une moustiquaire,  les deux amants adultères.



Kawanabe Kyōsai

Cette représentation rampant d'un lézard rampant par l'orbite d'un crâne vide reste très populaire aujourd'hui.



Comme vous pouvez le constater l'art gothique japonais ne date pas d'aujourd'hui. Il existe de nombreuses autres œuvres de ce genre que vous pouvez découvrir au musée de Tokyo. Amateurs d'art sombre et traditionnel asiatique, je vous invite à découvrir mon autre blog sur la décoration asiatique : décoration asiatique ainsi que ma boutique de décoration chinoise et japonaise.

Hiraku Cho, une artiste japonaise talentueuse


Voici une artiste qui méritait que l'on présente son art dans le blog. Etudiante à l'université, la talentueuse japonaise Hikaru Cho, réalise des peintures sur corps extraordinaires et dont l'illusion est parfaite et parfois effrayante.  

Hikaru Cho, également connu par son surnom, Chooo-san, s'est inscrit à la Musashino Art University de Tokyo en 2012. Elle n'a que 21 ans mais elle a attirée l'attention de plus d'un professionnel par son sens son extrêmement détaillé et créatif des peintures corporelles. Avec elle, pas besoin d'acheter un déguisement pour Halloween. Une artiste dark à souhait.


Voici une sélections de ses réalisations en photo, sombres, surnaturelles, dérangeantes...à vous de choisir! Un talent rare. Les modèles sont assez jolies aussi, enfin sans les peintures!